Encore une fois, je pousse un coup de gueule…
La semaine dernière, j’ai appris qu’une épicerie vrac du canton de Neuchâtel fermait ses portes.
Ce matin, en ouvrant Instagram, j’ai eu la mauvaise surprise de découvrir qu’une chouette épicerie familiale valaisanne mettait la clé sous la porte.
Demain, peut-être que ce sera le tour de ton boulanger ou de ton boucher.
Jusqu’à quand va-t-on rester de marbre face à ces fermetures ?
Si nous ne faisons rien, nos centres villes et nos villages vont devenir désertiques et seul subsisteront les grands de la grande distribution.
Est-ce que c’est vraiment ce qu’on veut ?
J’en ai ma claque de donner mon argent à des grands groupes qui nous prennent pour des pigeons
Ces mêmes grands groupes qui s’en sont mis plein les poches pendant la pandémie. Pendant que les petits commerces étaient en difficultés (et le sont toujours aujourd’hui, d’ailleurs), eux, ont empoché des millions parce que Tonton Gérard a fait sa réserve de PQ pour les siècles des siècles, Amen.
Ces grands groupes qui s’implantent partout et poussent comme des champignons, là où avant, une épicerie de proximité faisait vivre tout un quartier.
Ces grands groupes qui proposent des produits qui voyagent plus que toi.
Ces grands groupes qui prennent toujours plus de marges au détriment des producteurs.
Ces grands groupes qui importent des fraises en février “parce que c’est le consommateur qui veut”.
Bref, est-ce que tu as envie de donner ton argent à des groupes qui nous prennent vraiment pour des cons ? Je ne pense pas.
Arrêtons de nous cacher derrière des excuses
Tout à un prix dans la vie. Le problème, c’est que notre société de surconsommation nous a trop habitué à trouver normal d’acheter pour peu cher.
Et le problème, c’est qu’en achetant à ces prix rase moquette, nous n’avons pas accès à de la qualité. Il n’y a qu’à regarder les étiquettes : additifs, conservateurs, colorants… Depuis quand les E quelque chose, ça pousse dans les arbres ?
On se flingue la santé à coup de produit à bas coût. On dépense des fortunes pour soigner des maladies liées à la consommation de produits de piètre qualité, mais on n’est pas prêt à ” dépenser plus” pour bien manger.
Cette idée de dépenser plus est fausse. On ne dépense pas plus. On dépense le prix juste pour un bon aliment, qui rémunère justement celui qui l’a produit.
Est-ce qu’au lieu de dépenser pour se soigner, on aurait pas meilleur temps de prendre soin de soi en donner à notre corps de bons produits ?
En réfléchissant dans ce sens, cela ne semble plus si cher, finalement, non ?
Retour sur la série de lives Instagram avec des épiceries vrac de Suisse romande
Pendant une semaine, j’ai interviewé en live sur Instagram des épiceries vrac de Suisse romande. Toutes les régions et différents types d’épiceries se sont succédés.
Le constat reste le même : une baisse de fréquentation de 20 à 30% selon les régions. Mais comment expliquer cela ?
Des nouveaux réflexes post pandémie ? Un ras le bol général (entre le Covid et la guerre en Ukraine, y a de quoi avoir le moral dans les chaussettes) ? Une perte de pouvoir d’achat ? La reprise du rythme de vie à 100 à l’heure ? Tout est possible.
Des a priori qui ont la vie dure ? Lors de chacune des entrevues, le prix est revenu sur la table. Non : le vrac n’est pas forcément plus cher que les supermarchés.
Mais pour s’en rendre compte, il faut oser. Oser prendre le temps. Oser être curieux·se. Oser pousser la porte d’une épicerie vrac, même juste pour regarder. Oser demander des informations sur son fonctionnement. Et aucune obligation d’acheter. Juste découvrir et peut-être se laisser tenter une prochaine fois.
S’il ne fallait retenir qu’une seule chose
Je ne te demande pas de faire du jour au lendemain toutes tes courses sans supermarché. Mais prends conscience que sans toi, peut-être que la petite épicerie indépendante de ton quartier va fermer ses portes.
Sans épiceries vrac, il nous sera difficile de continuer à réduire toujours plus nos déchets. Nous avons besoin d’elles, alors soyons là aussi pour elle en jouant le jeu. Pas besoin de tout acheter en vrac si tu ne te sens pas encore prêt·e, mais commence peut-être par les pâtes ou le riz. Et ensuite, crois-moi, parole de convertie, tu ne voudras plus revenir en arrière.
Si tu es encore sceptique sur le fait que consommer local et de saison ne coûte pas forcément cher
Il est encore possible de s’inscrire à ma “Masterclass Manger local et de saison sans se ruiner” jusqu’au 12 avril minuit. Info et inscription ici.
J’espère ne pas avoir trop pourri l’ambiance. Mon but ici n’est pas de te faire culpabiliser, mais bien de te faire prendre conscience de certaines choses. Si tu as des questions, je me tiens bien entendu à ta disposition pour te répondre.
Je te retrouve très prochainement pour du contenu moins plombant.
Solange 🌿
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