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Ce que j’aurais voulu savoir quand j’ai commencé ma transition zéro déchet

J’ai commencé ma transition zéro déchet il y a déjà plusieurs années maintenant. Lorsque j’ai commencé, il n’y avait pas encore tout le contenu que l’on trouve actuellement gratuitement sur internet. J’ai donc dû mouiller la chemise pour avancer dans ma transition zéro déchet et cela n’a pas été de tout repos. Je me suis mise beaucoup de pression et j’en ai passablement souffert. Pour t’éviter de vivre tout ça, je te partage ce que j’aurais voulu savoir quand je me suis lancée dans le zéro déchet.

Ça ne sert à rien de tout faire en même temps

Ça ne sert à rien de tout faire en même temps, on ne me l’a clairement pas assez martelé à mes débuts. C’est pourtant la base d’une transition zéro déchet réussie.

Tout a commencé par une discussion autour de la composition des shampoings du commerce. Ensuite, la machine était lancée. J’ai commencé par révolutionner l’ensemble de ma salle de bain. En même temps, j’ai commencé à faire la guerre au plastique et à cuisiner tout entièrement maison. En clair, je me suis noyée dans les changements simultanés et je me suis épuisée.

Cela ne sert à rien de se mettre la pression

Parallèlement à cet épuisement, je me mettais, sans surprise, énormément de pression. Je voulais tout faire parfaitement : bannir le plastique, tout cuisiner maison et bio, sans emballage. Je visais le bocal de déchet à tout prix, je refusais certaines sorties pour ne pas générer de déchets. Je me privais de certains aliments venant de loin et ayant une empreinte carbone démesurée… Bref, je me restreignais beaucoup et me mettais énormément de pression.

Pourquoi toute cette pression ? Par peur du jugement bien sûr ! Cela m’amène au point suivant : la critique.

La critique

J’ai documenté ma transition zéro déchet sur mon compte Instagram. Cela m’a exposé à la critique et cela a amplifié la pression que je me mettais. Autant j’ai pu bénéficier d’une extrême bienveillance de la communauté zéro déchet francophone, autant à l’inverse, j’ai reçu énormément de critique et de jugement.

Avec le temps, j’ai appris à ne plus donner autant d’importance à ce genre de remarques. Mais sur le moment, cela m’a poussé à alimenter l’image de la perfection du zéro déchet, en ne mettant en avant que certains éléments de ma transition. Je n’étais plus dans du partage spontané, chaque contenu était réfléchi, contrôlé… Tout l’inverse de l’instantanéité des réseaux sociaux.

Il n’y a pas qu’une seule manière de faire

Alors ça, je le martèle dans mes accompagnements zéro déchet, parce que je l’ai appris à mes dépends. Tu n’aimes pas les épinards ? Pourtant tu te forces à en manger ? Pourquoi s’infliger ça, alors qu’il existe d’autres légumes verts : haricots verts, côtes de bette, brocoli, salade…

Pour le zéro déchet, c’est la même chose ! Il y a 1001 possibilités et pas juste une manière de faire. Cela ne sert à rien de vouloir s’imposer une routine sous prétexte qu’elle est zéro déchet. C’est le moyen le plus sûr de ne pas tenir cette nouvelle habitude dans la durée et d’alimenter le sentiment d’échec. Ce n’est pas à nous de nous adapter au zéro déchet, mais au zéro déchet de s’adapter à nous.

J’espère que cet article te permettra de te déculpabiliser face à ta transition zéro déchet et que mes déboires te seront utiles pour ne les vivre à ton tour.

Si tu ressens le besoin d’être accompagné·e pour avancer dans ta transition zéro déchet, je t’invite à jeter un œil à mes prestations : l’initiation au zéro déchet pour apprendre toutes les bases du zéro déchet et l’accompagnement zéro déchet personnalisé pour t’aider à résoudre tes problématiques.a

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